Premier sous​-​sol

by Raja Karenine

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about

Cet premier EP est un avant gout d'un album que je prépare depuis plusieurs mois et qui s'appelle " Les carnets du solsou".

This is my first EP.

My project is to do an album until the end of this year.

It's called "Les carnet du solsou" and it speaks about introspection, religion, society, philosophy and poetry.


Much love to all of you.

credits

released July 1, 2014

Atterrée, Sentinelle and Five o'clock are produced by Terracotta Blue

Divertissement is produced by Lenny Dee

Mixed and Mastered by SpaceFranky

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Raja Karenine

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Track Name: Atterrée
Tout est tourné en dérision comme si rien n'avait d'importance
sous le pretexte de l'humour porte les valeurs à la potence
peut-être ai-je trop de gravité mais la situation est grave
éluder pour pas souffrir moi j'appelle pas ça être brave
en train de baver devant les strass obéis à la loi du marché
tout ce bétail une marchandise visée bien juste par les archers ces entités qu'on a nommées, de l'ego au divertissement chacun son culte personnel auto-idole en perdition comme ils sont forts ils me font peur ils écraseraient même Machiavel ta compassion et tes remords ils les laveront à la javel elle est belle la tour de Babel la division les fait régner on peut parler d'une sacrée toile mais j'insulte pas les araignées et c'est la peur on ne se mouille plus regarde les tranquillement saigner le début d'un nouveau fascisme et devine donc qui va régner on n'ose même plus s'exprimer ou à demi mots à couvert ils vont jamais s'en extirper devine donc qui remet le couvert

Indignée, atterrée, révoltée, déçue, fatiguée - trop de futilité, et trop de corrompus et tant croient tout savoir mais ils sont à la rue est-ce le début et de quoi? ça commence à descendre dans la rue
x2

On verra les meilleurs souffrir à croire que c'est souvent comme ça et il suffira d'un sourire pour que l'espoir reparte au pas moi je crois qu'on expie nos pêchés alors je me méfie du bonheur et sur la feuille je vais pas sécher faut que je gère mon clash de valeurs mais pour l'instant je pense à l'horreur et ça me torpille les intestins à leur labeur à leur honneur et ça progresse en clandestin et j'ai un peu honte d'avouer que ça me fait un mal de chien Un John Coffey ça fait pitié et puis ça sert franchement à rien alors j'écris faut bien que ça sorte ça fait beaucoup trop d'émotions une goutte de plus et tout déborde je suis sans cesse à saturation et plus je me mets la pression plus je fais foirer le procédé je dois lâcher prise par la raison et me forcer pour céder autant dire que c'est pas gagné je me fatigue je flanche je m'auto saoule serait-ce donc le prix a payer pour l'émotivité qui coule et qui m'coule parfois , mais qui m'élève aussi car quand je vois tous ces coeurs durcis je les envie pas et je remercie

Indignée, atterrée, révoltée, déçue, fatiguée - trop de futilité, et trop de corrompus et tant croient tout savoir mais ils sont à la rue est-ce le début et de quoi? ça commence à descendre dans la rue
X2

Toute cette futilité fatigue, je m'ennuie parmi certains comme si la prouesse ultime c'était de jongler avec rien excusez mon dédain et je détiens pas la vérité mais l'inconscience est criminelle quand elle cautionne l'atrocité écoute les cris de désespoir et l'étendue de la souffrance l'atteinte gratuite à l'être humain devrait suffire comme offense ils prendront le préjudice pour eux je crois bien qu'il y a 2 poids 2 mesures alors les innocents font feu ils paieront chers 2-3 blessures c'est pas une guerre c'est un génocide qu'on laisse durer dans le temps celui-la leur semble pas fratricide et va pas demander a l'OTAN y'a comme une grande arnaque mondiale un rideau de crédulité disons plutôt un mur bien haut pour cacher leur monstruosité heureusement viennent les réactions des comiques aux réseaux sociaux les politiciens sont frileux quand pas carrément collabos compte pas sur l'état crapuleux qui sur ce coup-là nous fait bien honte du pacte avec les orgueilleux ils ont déjà payé l'acompte.
Track Name: Five o'clock!
Demain, dès l’aube, à 5 ou 6 heures du mat. Les possibles s’ouvrent à nouveau. J’ commence pas au cas où je rate Les chant des oiseaux me stresse à cette heure-là Je ne voulais pas me lever si tôt l’avenir n’est pas encore la
Cinq heures du mat déjà debout comme souvent en ce moment Peut-être ai-je trop à digérer, je cogite sur mon disque rayé Faudrait arrêter d’essayer en évitant de commencer, y aller et batailler dur de se motiver Et j’en ai marre de balayer , les conneries du passé d’étayer des théories de déblayer toutes ces conneries car chaque jour si t’avances pas saches que tu recules on choisit nos pensées fais gaffe à celles que t’accumulent Je veux lire et citer Confucius qui a compris plus la sagesse ne s’achète pas, on rêve quand même de luxe La joie est en tout, il faut savoir l’extraire, c’est un art que peu maitrisent, renvoyant tout à l’adversaire.
5h10 agitée, aucune chance de me rendormir, je ferais mieux de me lever mais j’ai la flemme et ca empire donc j’inspire, me retourne et continue mes élucubrations, les oiseaux chantent à fond, si tot et déjà sous pression
Demain, dès l’aube, à 5 ou 6 heures du mat. Les possibles s’ouvrent à nouveau. J’ commence pas au cas ou je rate Les chant des oiseaux me stresse à cette heure-là Je voulais pas me lever si tôt l’avenir n’est pas encore la
Demain, dès l’aube, à 5 ou 6 heures du mat Les possibles s’ouvrent à nouveau J’ai envie de démarrer tôt Je fonce, pas grave si l’approche est maladroite car attendre quoi ? Si ce n’est qu’on me mette en boite

6H00 un jour nouveau s’éveille avenir ou pas le taf est tôt je venais de retrouver le sommeil et je maudis les deux réveils De 5 minutes en 5 minutes, je me lève enfin je suis à la bourre en automate et d’actes en actes, je suis sur une bretelle d’autoroute 5h00 du mat. Ou 8 ou 10 quand il n’y a pas d’obligations Un jour nouveau, une nouvelle chance mais quelles pensées pour quelles actions Ya des matins ou tout est noir et la violence dure à contenir, les doutes et les bassesses d’esprits tapies dans l’ombre prêts à bondir
5h00 du mat., première entracte, n’est-ce pas l’heure de la prière mais ma foi fait face timidement, à de nombreux adversaires, c’est pourtant une plénitude qui promettrait une belle journée
Car qui crée est immortel ? Surement pas Prométhée ? 5h00 du mat et dans mes rêves je me lève comme une guerrière avec autodiscipline aussi deter qu’un légionnaire à pleine puissance de stoïcisme j’affronte la vie et je m’élève oh 6h10 putain de sonnerie, c’était un rêve et faut que je me lève.
Demain, dès l’aube, à 5 ou 6 heures du mat. Les possibles s’ouvrent à nouveau. J’ commence pas au cas où je rate Les chant des oiseaux me stresse à cette heure-là Je ne voulais pas me lever si tôt l’avenir n’est pas encore la
Demain, dès l’aube, à 5 ou 6 heures du mat Les possibles s’ouvrent à nouveau J’ai envie de démarrer tôt Je fonce, pas grave si l’approche est maladroite car attendre quoi ? Si ce n’est qu’on me mette en boite
J’ai mis le réveil, cette fois je ne cèderais pas à la paresse 6h00 suffit et paupières lourdes je suis très loin de l’allégresse. Un jus plus tard et 6 tartines prête à gonfler le palmarès mélancolique comme Lamartine j’oublie la paresse de routine je m’active et ca avance travail action pression si je prolonge la séance je m’autoriserais à faire du son c’est quand même dingue ce handicap galère au quotidien jusqu’à en devoir en faire un rap procrastination tu me tiens mais ce matin à l’heure des poules c’est plus l’avenir mais le présent qui m’appartient quoi d’autre qu’ici et maintenant j’irai plus voir l’herbe du voisin de toute façon j’ai plus de jardin l’envi c’est pas mieux que le dédain ça n’a rien d’anodin alors maintenant dès l’aube, bon il est 8h00 du mat. Dans un état d’acharnement je construis même si je rate j’aurais vaincu la paresse, un fléau ici-bas alors vient la saine ivresse, la satisfaction s’ensuivra.
Chorus
Track Name: Sentinelle
Celui qui vit sans folie n’est pas si sage qu’il croit, qu’importe qu’ils jugent et qu’ils aboient (qu’ils aboient), si c’est ton choix!
Celui qui vit dans le déni est plus fréquent, qu’on croit, comme ceux qui croient que tout viendra en ne levant que le petit doigt.
On tire les leçons, pas toujours la première fois, de lentes évolutions, c’est pour ça qu’on en est là, l’objectif et les choix s’éclaircissent donc ça ira même si on sait qu’ ya aucune chance - aucune chance! - qu’on n’en bave pas.
Et combien restent bloqués, par ce qu’ils n’ont pas réglé, combien à se moquer sans voir qu’ils sont mal engagés, l’espèce humaine, étrange, ses rouages, si fins, qu’est-ce qui nous démange et nous change, pas de mode d’emploi, ci-joint. Alors on fait de son mieux, pas toujours, en fait, faudrait même avouer que parfois on prend plaisir à la défaite, pas de recette, chacun la sienne en vérité. Garder la forme et la confiance devra durement se mériter.

A la recherche de la sagesse, oublions le temps perdu, tâche immense, ardue, rêve de prouesses et de vertu, l’étendue des terres nouvelles, m’enthousiasme en vérité, on analyse en sentinelle vers un futur à mériter.

Arrête tes délires dépressifs: j’ai besoin de les décharger ici, la pensée commune est massive, trompeuse, abrutie, on se méfie du troupeau: ce n’est pas le nombre qui a raison, on défie comme des héros, des démons en carton.
Et les sages se font si rares, et j’en suis si loin encore, la vérité vient si tard, et j’en veux bien plus encore, les écrans non cathodiques diffusent des merdes peu catholiques, ils sont beaux, ils sont grands, colorés, ils te niquent. Peu de de sens, sinon dans la foi du Très-Haut, ici-bas, on encense, la luxure et les joyaux et dans un système futile, fidèles aux mêmes démons, les soldats de notre siècle partent en croisade pour des actions.
Ls enjeux sont planétaires on est mal placés pour savoir, les raisons sont monétaires qui l’a ne lâche pas le pouvoir, dans ce climat délétère, la roue peine à se mouvoir, on rêve si peu de savoir, on veut rire, on veut voir…

A la recherche de la sagesse, oublions le temps perdu, tâche immense, ardue, rêve de prouesses et de vertu, l’étendue des terres nouvelles, m’enthousiasme en vérité, on analyse en sentinelle vers un futur à mériter.

Des plages de bonheur, des trêves un soulagement, aucune chance que tout se fasse avec paresse et ménagement, l’important c’est d’avancer, de se battre, et d’y croire, chacun pose jour après jour, les briques de sa propre histoire.
Mais trop souvent sous les crânes, un froid qui glace les os, sur des terres fouettées, par des vents hivernaux, des marécages des roseaux, des ombres menaçantes, on avance tristement, lucidité lancinante.
Passages obligés je ne contrarie plus le destin, des pages (des pages) à rédiger car on n’a pas droit au festin, ça fait beaucoup à digérer, tous mes sens sont saturés, la concentration ceinturée, toutes ces crises à gérer…
Ca parait pourtant facile ils évoluent avec aisance mais quand on creuse sous les surfaces il reste des traces de démence, confiance, la vie fait aussi preuve de clémence, on défriche, on explore, on espère, on avance.

A la recherche de la sagesse, oublions le temps perdu, tâche immense, ardue, rêve de prouesses et de vertu, l’étendue des terres nouvelles, m’enthousiasme en vérité, on analyse en sentinelle vers un futur à mériter.
Track Name: Divertissement
Complètement abrutis par de stupides divertissements
On ne réfléchit plus, on voit on subit on entend
Le rap est-il dépressif ou plus probablement lucide
La société récupère avale et recrache affaibli
On nous ment constamment et les enjeux nous échappent
On nous vend sous des boniments, une à une, ces échardes
Et les chairs infectées ont l'odeur de la charogne
Sous un sourire qui fait pitié à l'intérieur les cris résonnent
Coincés dans cette grotte qui est peut-être celle de Platon
Un réflexe de survie un soubresaut allons partons
Le problème est intérieur caché sous l'enveloppe corporelle
Il reviendra où que tu ailles et déjoueras les sentinelles
Serons nous assez intrépides, pour ne pas accepter
Cette société aseptisée qui ne profite qu'à une élite
On interdit jusqu'à penser on te dit de ne pas y penser de penser plutôt à dépenser
Et tu fonces, c'est la fuite

Dans la médiocrité ambiante salue le bas divertissement
Une chute constante, effrayante, sous de fervents applaudissements
Fais pas le traître les dissidents paieront leurs écarts au prix fort
Qui veut lutter? Y croit encore? On veut du cash et du confort.

Plus de soins de connexions et pourtant c'est la solitude
Moins de lectures de réflexions pourtant bouffis de certitudes
Hébétés par la télé, la mauvaise bouffe les habitudes
Mais salue bien bas le progrès sous nos sacro-saintes latitudes
Il faudrait que la magnitude d'un choc conscient soit élevée
Un peu plus de sollicitude, toute une machine à entraver
Avec quelques inexactitudes l'histoire, chemine en coulisse,
Au milieu des vicissitudes et perdus dans les turpitudes
Admire le beau sourire d'Ibis content, suivi adulé
En 2014 les idoles, sont promues à la télé
Tout est tourné en dérision c'est la fin de l'engouement des foules
Pour des causes des effusions mais il reste la fête et le foot.
Qui s'en plaindrait de toutes façons à part de rares illuminés
Qu'on traitera de fous de fachos d'ennemis jurés de la société
Ils accumuleront les procès, les menaces ou les moqueries
C'est le début de la fin c'est acté c'était écrit dans le manuscrit!

Dans la médiocrité ambiante salue le bas divertissement
Une chute constante, effrayante, sous de fervents applaudissements
Fais pas le traître les dissidents paieront leurs écarts au prix fort
Qui veut lutter? Y croit encore? On veut du cash et du confort.

Quant au sain divertissement qui est l'action qui nous occupe
Pour oublier nos conditions d'êtres mortels qui nous torturent
La mort est plus aisée qu'une pensée de mort sans péril
Le cœur de l'homme vide et stérile rempli d'ordures indélébiles
D'où la cruelle nécessité d'une saine activité constante
De là à remplir l'écuelle de merdes marquetées y'a un monde
Luxe et abysse d'une société qui te bousille en toute confiance
Et ton jugement critique finit sous tes vieilles peurs nauséabondes

Dans la médiocrité ambiante salue le bas divertissement
Une chute constante, effrayante, sous de fervents applaudissements
Fais pas le traître les dissidents paieront leurs écarts au prix fort
Qui veut lutter? Y croit encore? On veut du cash et du confort.